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"Nous sommes allés loin dans le romantisme tragique. Nous avons gobé comme vérité d’Évangle les idées si enivrantes des maîtres à penser des années 1969 et 1970, nous racontant que la folie n’existait pas, que le mot de «folie» n’était qu’une étiquette parmi d’autres, trouvée par la «société» (ou «le pouvoir») pour opprimer, stigmatiser, marginaliser et contrôler ceux qui ne rentraient pas docilement dans ses rangs, que les prétendus « fous » étaient en fait des révolutionnaires, des artistes, que tuer un enfant et écrire un livre partait somme toute d’un même élan («sublime, forcément sublme»), qu’Artaud, comme Van Gogh, était un suicidé de la société, et autres balivernes." Analyse d’Oriane (Bic bleu baveux) : amalgame, amalgame… Il y a là-dedans de la diatribe sarkozienne contre les « idées 68 » et quelques éléments de vérité. Il est vrai qu’aujourd’hui, pour faire un best seller, il vaut mieux être un tueur en série, un psychopathe ou un assassin qu’un individu moyennement normal. L’audimat. Le sensationnel fait vendre et peu importe d’où vient ce sensationnel… Mais réduire la pensée d’un Foucauld, par exemple, à la glorification de la folie extrême est malhonnête car c’est faire comme si d’une part il n’y avait de folie qu’extrême et destructrice pour autrui, d’autre part ignorer que l’étiquette de folie couvre des comportements très larges et a servi souvent d’instrument de répression sociale. Il est toujours difficile de penser avec des nuances. La polémique caricaturale est bien plus facile…
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